Coeur de Ville Tarbes (65)

Ville de 41 000 habitants et capitale historique du comté de Bigorre, Tarbes fait partie des 222 villes moyennes retenues dans le cadre du programme national « Action Cœur de Ville ».

 

Le centre-ville de Tarbes dispose d’une offre commerciale diversifiée de près de 753 commerces composée d’un mix « enseignes indépendantes et enseignes nationales » équilibré, qui lui permet de se différencier d’autres pôles commerciaux périphériques plus standardisés. Néanmoins, la situation n’est pas uniforme sur l’ensemble du centre-ville.

 

 

En effet, autour des Halles Mercandieu à l’Est et de la Halle Brauhauban qui constituent des locomotives majeures pour les commerces environnants, la vacance commerciale est faible. En revanche, sur la partie Ouest du centre-ville et sur une partie de l’hyper-centre (rue Desaix et Brauhauban) une importante vacance commerciale s’est installée (taux de vacance 18%).

 

Ainsi, la Ville a décidé de faire de la rue Brauhauban (53 commerces dont 12 vacants et vacance des logements de 40%), l’une des plus anciennes et des plus fréquentées, le « laboratoire » de sa politique de reconquête du centre-ville, et souhaite développer une série d’actions visant à enrayer le processus de déprise commerciale caractérisée par un important volume de locaux vacants :

 

• requalification des espaces publics (végétalisation, création d’un jardin place St-Jean, etc.),

 

• acquisition d’un immeuble en vue de sa réhabilitation,

 

• installation de l’Office du Commerce,

 

• ouverture d’une Fabrique à Boutiques (pépinière de commerces) et accompagnement à l’installation d’un tiers-lieu avec le concours de la CA Tarbes-Lourdes-Pyrénées,

 

• redéfinition de l’identité marchande de la rue, etc.

 

Le diagnostic commercial global récemment produit par la CCI Tarbes et Hautes-Pyrénées sera complété par une étude plus ciblée qui vise à analyser et objectiver le potentiel commercial de la rue Brauhauban, où une opération en diffus pourrait-être portée par l’ANCT en articulation avec les actions menées par la Ville et en synergie avec le volet lutte contre la vacance des logements (logique d’appréhension verticale des sujets).

 

Dans un second temps, une étude juridique et foncière serait menée afin d’identifier les opportunités et les duretés foncières et d’apprécier les intentions patrimoniales des propriétaires des cellules commerciales/activités ou immeubles susceptibles d’être acquis de faire l’objet d’une requalification. Elle serait couplée avec une étude technique visant à dresser un diagnostic de l’état des locaux et à estimer le coût du remembrement des cellules et des travaux à réaliser pour disposer d’une offre immobilière attractive.